lundi 16 janvier 2012

êtes-vous "galeries lafayette" ou "printemps" ?

a paris on est "galeries lafayette" ou on est "printemps".




a priori il n’y a pas de raisons objectives à cette opposition. c’est une question de principe, d'atavisme familial. ces grands magasins sont nés quasiment en même temps, sont situés sur le même boulevard, ils se ressemblent comme deux gouttes d’eau, vendent les mêmes articles au même prix, ont tous les deux leur salon de thé et leur vue imprenable sur les toits de paris, leur sapin géant et les vitrines animées au moment de noel. mais ceux qui vont aux galeries lafayette ne vont pas au printemps et réciproquement.

en fait c’est le bon marché, le plus ancien des grands magasins de paris, le plus ancien du monde, même, puisqu’il est né en 1852, 13 ans avant le printemps et 41 ans avant les galeries lafayette, qui se distingue dans le monde du shopping parisien, par son originalité.


d’abord il est situé rive gauche, et forcément sa clientèle est différente. nettement plus petit que les autres, il s’affiche plus élitiste, plus raffiné. par certains côtés il a gardé son côté ancien, vieux bois et bonne odeur de cire. il a des rayons carrément incroyables, la grande épicerie, évidemment, où on trouve de tout, que ce soit en épicerie, en conserves ou en frais, des épices introuvables ailleurs, des légumes bizarres, des thés et cafés rares, bref c’est l’épicerie fine en grande surface.

les bonbons à la grande épicerie

la mercerie vaut également le détour. toute en boiseries, elle est belle, classieuse, bien achalandée, festive. pour un rayon qui attire traditionnellement plutôt la ménagère de 50 ans que les jeunes cadres dynamiques, elle a su se rendre attractive et moderne en se tournant vers les loisirs créatifs. les laines, fils, tissus, boutons, invitent à dégourdir les petits doigts de fée et l’imagination des jeunes et des moins jeunes.

la mercerie

créé par artistide boucicaut, le bon marché fut le premier grand magasin du monde et révolutionna les mœurs commerciales : entrée libre, marchandise exposée à prix fixes, large sélection de produits offerts en rayons spécialisés, des manifestations commerciales thématiques et l’intéressement du personnel au chiffre d’affaires.

à côté des géants, c’est donc un petit qui tire son épingle du jeu. et là pour le coup, on n’est pas seulement "bon marché"on est rive gauche. et ça, madame, monsieur, ça ne se discute pas, c’est du lourd, que dis-je, c’est un must !



dimanche 15 janvier 2012

Paris 12ème arrondissement




aujourd'hui, par un très beau temps d'hiver, ensoleillé mais très froid (moins de 5 degrés), direction paris 12ème arrondissement.

ce quartier, longtemps délaissé, a connu un véritable renouveau dans les années 1980, et pris son visage actuel avec l'arrivée des fonctionnaires du ministère des finances déménagés d'une aile du louvre, que le président mitterrand voulait "rendre à l'histoire de france". en 1997 une grande batisse horizontale vit donc le jour, perpendiculairement à la seine et même les pieds dans l'eau. elle faisait face au palais omnisport de bercy, dont les pentes engazonées furent à l'epoque considérées comme plutot novatrices.






l'ex-centre culturel américain, construction bizarre de 1997, dessinée par franck o. gehry (dans le même style que son musée de bilbao) borde le parc de bercy, dont les architectes ont garde les rails qui guidaient les trains, transportant les marchandises destinees aux entrepots de bercy ou en partant.



bercy village, construit sur le lieu des anciens chais et entrepôts de Bercy (d'ou les rails), était une place importante pour le négoce et le transit notamment du vin, fin 19ème début 20ème. c'est aujourd'hui un agréable quartier de commerces et de restaurants, complété par un complexe de cinémas.



plus au nord de l'arrondissement, la gare de lyon. la tour de l'horloge, veille sur les buildings.




et plus au nord encore, l'opéra bastille inaugurée en 1989 surveille le génie de la liberté, tout de bronze doré, qui surmonte la colonne de juillet et porte la chaine brisée du despotisme et le flambeau de la civilisation. c'est d'ailleurs un homme, alors qu'en général la liberté est représentée par une femme.






et puisque souvent, tout finit par une chanson, ca m'en rappelle une... je vous la livre telle quelle... c'est dans son jus !


A la Bastille
On aime bien
Nini Peau d'Chien :
Alle est si bonne et si gentille !
On aime bien
Nini Peau d'chien
A la Bastille.









vendredi 13 janvier 2012

les soldes





d’abord un petit peu de grammaire. je rappelle que le mot « solde » est masculin. on dit un solde. bon, d’accord en général on en fait plus d’un et du coup on fait « les soldes » et la question ne se pose plus.

à ceux de mes lecteurs qui sont du genre… masculin, je vous dispense de la remarque attendue, voire rebattue : « mais c’est un truc typiquement féminin, ça ! » …aucun rapport avec le genre du mot (voir les cyclones, le plus souvent du genre féminin)

en même temps c’est pas tout à fait faux, mais uniquement parce que les femmes, contrairement aux hommes, sont multitâches. elles peuvent donc faire des achats TOUT en faisant des économies.

bref, tous ces petits préalables étant posés, chez nous c’est parti depuis hier et pour 5 semaines, par décret préfectoral. c’est quelque fois très intéressant et quelques fois c’est de l’arnaque, genre écoulement des stocks des années précédentes ou rabais de 10 pour cent dont on ne s’aperçoit même pas au moment de payer. ou alors il y a 3 modèles en solde et comme par hasard celui que vous voulez ne l’est pas. autre technique, le slip super soldé qui va avec un soutien gorge au prix fort. on n’en est pas encore à une chaussure soldée et l’autre pas, mais ça pourrait venir.

en tous cas, rien à voir avec le fameux boxing day de nos voisins anglais, de nos cousins du québec ou des autres, plus lointains, d’amérique. là c’est carrément de la folie, des rabais vraiment incroyables, des queues à n’en plus finir (quelques fois depuis la veille) et des empoignades féroces au dessus des articles qu’on s’arrache. mais ça vaut vraiment le coup, si on en a le courage. l’amérique c’est un peu loin, mais beaucoup de françaises n’hésitent pas à prendre le tunnel pour se ruer chez harrods.


en australie

pourtant l’origine du boxing day est toute autre. on la retrouve notamment en alsace (mais aussi dans beaucoup de pays du commonwealth). le premier jour ouvrable après noel, le 26 décembre, le jour de saint etienne, premier martyr chrétien, y est traditionnellement fêté férié. c’était autrefois un jour dédié aux plus pauvres, qui recevaient des cadeaux des nantis.

ainsi, que ceux qui pensaient que le « boxing » de boxing day venait de la violence qui pouvait naître de l’excitation autour d’un article en solde, sachent qu’en réalité ça vient de « box ». cadeaux mis en boîtes ou boîtes contenant de l’argent récupéré des troncs des églises, distribués aux pauvres, peu importe la version. ça n’a de toute façon rien à voir avec la folie des soldes, ici et maintenant.





jeudi 12 janvier 2012

j. edgar

vu hier soir... qu'est ce que c'était long, et mou... bien loin d'eliott ness et des incorruptibles.

di caprio a été meilleur, et les acteurs semblaient maquillés à la truelle.
enfin c'est mon avis, et je le partage !

mercredi 11 janvier 2012

space invaders

le week end dernier, en musardant du côté du centre beaubourg, dans le coeur de paris, le nez en l’air, j’ai remarqué sur un coin de mur un motif en mosaïques représentant un de ces petits personnages des jeux vidéos auxquels on jouait dans les années 1980 : les space invaders.

renseignements pris auprès de compagnon ideal (c’est un geek, alors forcément les space invaders, ça lui parle) et quelques recherches plus tard (google est mon ami), j’apprends que ces motifs colorés, constitués de petits carrés cimentés sur le mur, qui imitent les pixels d’un graphisme informatique, sont le fait d’un « street artist » français, illustre anonyme, qui les détourne depuis une dizaine d’années et en décore les murs des villes de tous les pays dans lesquels il a l’occasion de passer.

son œuvre, d’abord sauvage, est à présent reconnue et fait l’objet d’expos de forums internet et de publications. nul doute qu’il alimentera un de ces jours des thèses de doctorants en sociologie, un peu à la façon des tags il y a une dizaine d'années.

j’ai cherché, sur les différents sites qui lui sont consacrés, s’il y en avait près de chez vous, vu qu’il en a disséminé dans une quarantaine de villes du monde. et bien non ! mais il y en a dans des coins inattendus : kathmandou et bénarès, mombasa, berne, lausanne et geneve (là c’est carrément risqué…). 

photos :

bénarès

kathmandou

berne

genève


à paris il y en a presque 1000, répertoriés et cartographiés. ça peut même  faire un thème de ballade : la quête des space invaders.

mardi 10 janvier 2012

blogomania

depuis que je m'adonne au ptitludeparlemonde je regarde mon environnement différemment, de façon plus systématique mais aussi de façon plus attentive.

de chaque chose j'essaie de voir ce que je peux tirer d'intéressant, de drôle, d'éducatif, d'anecdotique, de caricatural.

du coup j'ai toujours mon appareil photo sur moi, je prends des centaines de photos, que je trie, élimine, classe, date et annote, aidée en cela par le numérique, tellement facile et peu couteux.

je lis et j'archive des articles de journaux ou de magazines, je fais des recherches sur internet, je m'informe, je creuse, ou je questionne mon entourage sur tel sujet que je ne connaissais pas ou tel évènement que j'apprends de façon fortuite.

ensuite il faut trouver le bon titre, les bons mots et le tempo, mettre en page, illustrer, visualiser, corriger, puis, pour publier, trouver le bon moment, en adéquation avec la saison, la mode, l'actualité, l'air du temps, l'humeur du jour.

c'est un bon exercice d'observation, d'investigation, de méthode, de rédaction, de concision et de synthèse.

c'est  épouvantablement chronophage. mais je vous l'ai déjà dit... après un an d'une pratique relativement assidue, j'aurais du mal à m'en passer !



lundi 9 janvier 2012

c ki c koi dans l'pêle-mêle(2)

dans le sens des aiguilles d'une montre, il y a :

- mon transport quotidien mais pas en commun,
- polka dont le ramage remplace le plumage,
- fils ainé et fils cadet bras dessus-bras dessous à nice, terre de leurs racines
- la dame de fer (pas thatcher... l'autre), qui scintille dans la nuit
- madame mère sur ses terres au vésinet, joli parc des ibis,
- le salon en édition de poche, mais cosy quand même, venez voir,
- le métro en sa funeste ligne 13 (la nôtre),
- une bd pub sur un mur de la place du jeu de balle à bruxelles,
- grande soeur,
- leptitlu et compagnon idéal en vendée
- et le métropolitain de la place pigalle.   

voici des petits bouts du nouvel environnement qui est le nôtre depuis le 1er septembre. les choses prennent leur place, petit à petit. après les week ends dévolus au bricolage, et à l'administratif, on peut à présent profiter de ce cadre exceptionnel, et même aller voir un plus loin. la belgique, ou fils ainé étudie, la vendée où notre petite maison du bord de mer nous attend, on ira peut-être jusqu'à londres, mais pour l'instant on n'envisage pas de reprendre l'avion.

deux ou trois années à explorer les environs nous iront certainement : après tout la france est aussi un très beau pays !



au revoir et merci

en ce 31 décembre 2022 leptitludeparlemonde baisse le rideau. après 2320 articles et 382 642 visites il est temps pour lui de mettre un term...