mardi 13 juin 2017

DTS /SDR



on connaît tous le dollar, l’euro, le peso ou le franc CFA. 
 
et bien depuis 1969 et les célèbres accords de bretton wood (souvenirs de terminale c’est le moment de ressortir), il existe également le DTS (Droit de Tirage Spécial, SDR en anglais). c’est une monnaie créée par le FMI  qui repose sur un panier de cinq grandes devises : le dollar des états-unis, l’euro, le renminbi chinois (RMB), le yen japonais et la livre sterling. 
ce panier est régulièrement révisé pour veiller à ce que la pondération des monnaies rende bien compte de leur importance relative dans les échanges et les systèmes financiers internationaux.


les pondérations respectives du dollar, de l’euro, du renminbi, du yen et de la livre dans le DTS sont les suivantes, et ce pour 5 ans : 41,73 %, 30.93 %, 10,92 %, 8,33 % et 8,09 % et sont le reflet de la part de ces pays dans l’économie mondiale. c’est donc en quelque sorte l’esperanto des pépettes.

 
 
le DTS ne joue pas simplement le rôle de monnaie. Il peut également représenter une sorte de crédit. Le FMI tient ses comptes en DTS. Lorsque le FMI emprunte de l’argent auprès d’un pays membre tel que la chine, il donne à la chine un bon, libellé en DTS. 
en revanche il ne concerne pas les particuliers, quoique le salaire de certains fonctionnaires internationaux basés dans des pays où la monnaie n’est pas échangeable, sont payés en DTS, justement pour pouvoir les échanger contre une devise. vous me suivez ?
il se dit d’ailleurs que le DTS est appelé à remplacer un jour le dollar dans son rôle de monnaie de référence.
bon, d’ici là vous avez le temps de creuser la question, allez, un p'tit effort


vendredi 9 juin 2017

sous les jupes des filles

je vous embête souvent avec mon autruche 

et bien en voilà de vraies,


sous les jupes des filles...





jeudi 8 juin 2017

taxidermie kezako

c'est l'empaillage... très bien expliqué au jardin des plantes. 

en fait c'est juste la peau et les plumes, pelage, écailles qui recouvrent une structure en bois, plastique, métal ou... polystyrène reproduisant le corps et l'attitude d'un animal.



cela permet de garder des représentations d'animaux qui ont disparu ou d'en montrer à des gens qui ne les verront jamais de près ou en vrai. est-ce mieux ou moins bien qu'un zoo, je n'en sais rien. il est vrai que certains animaux n'ont survécu que parce que des specimen sont élevés dans les zoos, mais parfois on ne peut d'empêcher de penser que c'est une vie triste pour ces bêtes.
au jardin des plantes, à part quelques moulages (notamment un dodo qui lui n'a pas eu la chance de survivre), tous les animaux présentés sont empaillés.


certains ont même vécu au jardin des plantes et sont morts de vieillesse ou de maladie. 

en ce moment il y a une expo sur les ours : ils ont tous l'air vivants et sont tous très impressionnants


 
ou même attendrissants

mercredi 7 juin 2017

camouflage

vu récemment au jardin des plantes avec madame mère et compagnon idéal. 

les dendrobates sont de très jolies grenouilles qu'il vaut mieux seulement regarder et ne pas toucher car elles sont toxiques...





d'autres sont des championnes du camouflage.
 



 et celle-là, vous la voyez ?

c'est la grenouille mousse. elle s'aplatit sur les rochers mousseux et se confond avec la végétation pour échapper à ses prédateurs.

mais il n'y a pas que les grenouilles qui se font oublier...


quant à eux, à côté, 
leur moto n'est sans doute pas "pour vivre heureux, vivons cachés"






mardi 6 juin 2017

le jardin des plantes

de passage à paris, madame mère, compagnon idéal et moi en avons profité pour faire un saut au jardin des plantes.

autrefois jardin royal des plantes médicinales, puis jardin du roy c’est aujourd’hui un magnifique complexe devenu le museum d’histoire naturelle regroupant des jardins, des serres, une ménagerie, une grande galerie de l’évolution.
 
comme souvent à paris, la bâtisse elle même vaut le déplacement et plus encore sa mise en scène.
le plafond, qui est une verrière, mais aussi les murs, reproduisent en continu les couleurs du ciel tout au long de la journée. la sonorisation suit le cycle de la nature : le chant des oiseaux à l'aube, la pluie et les orages, le cri des animaux au crépuscule. c'est superbe.


  ici un arc en ciel après l'orage, 
qu'on aperçoit aussi sur les murs


à la queue leu leu les créatures de la nature africaine, semblent sur le point d'embarquer sur l'arche de noé. là aussi, on entend au passage un barrissement, un rugissement ou un piaillement d'oiseau


 une girafe, bien curieuse, tend son cou depuis le 2ème étage


des photos montrent le travail des spécialistes sur les specimen empaillés. ici un brushing.

des squelettes géants sont suspendus dans les airs. 
là, celui d'une baleine



 détail de l'omoplate, qui laisse pantois.

évidemment, entretenir, conserver, renouveler, mettre en scène ces immenses collections coûtent cher, et ce n'est ni le prix d'entrée ni le sponsorhip des bancs, ici aussi en vigueur, qui permettent de faire les travaux que l'âge de cette vénérable institution impose à l'Etat. alors évidemment le grandiose cède parfois la place à la lèpre des murs.


bon, je ne veux pas vous faire bailler aux corneilles






















jeudi 1 juin 2017

mélécasse

madame mère a tout un stock d'expressions rigolotes, je vous en ai déjà livré quelques unes, , , ou encore là

en voici une autre.
l'autre jour à propos d'un chanteur qu'elle ne ne devait pas beaucoup aimer, elle m'a parlé d'une voix de "mélécasse". 

il serait tentant de l'écrire "me-les-casse", mais je vous arrête tout de suite, ce serai plutôt mêlé-casse, lui même venant du nom d'une boisson, mélange d'eau de vie et de liqueur de cassis, le mélécassis, dont l'abus, comme celui de tous les alcools, donnerait une voix éraillée, un peu comme une voix de rogomme

aragon lui-même utilisait l'expression dans "Les Beaux quartiers", oeuvre de 1950 dans cette forme : 
« Un gros homme à la voix de mêlé-casse y appelait les clients »

chouette, non ?