samedi 31 mars 2012

la photo du vendredi (3)





ce n'est pas une photo à moi parce qu'à l"époque je faisais des diapos et que celles qu me restent (rescapées de l'humidité des iles) ne sont pas à paris... quoi qu'il en soit, celle-ci est très belle aussi.

on pourrait penser que les couleurs ont été photoshopées. et bien non. aux seychelles, où j'ai eu le bonheur de vivre quelques années, avec fils cadet et fils ainé, la mer est réellement de cette couleur là, seulement troublée par le passage de myriades de petits poissons multicolores qu'il suffit de se baisser pour apercevoir.

mais ce qui m'a frappée sur le moment, c'est un détail que vous jugerez peut-être saugrenu : ainsi la teinte d'encre "bleu des mers du sud" de mon adolescence, existait bel et bien dans la nature !

jeudi 29 mars 2012

un thé à la mosquée


aujourd’hui j’ai eu l’occasion de prendre le thé à la menthe avec le recteur de la mosquée de paris.  

sagesse et philosophie,  simplicité et chaleur. son mot d’au revoir, « va et que dieu te bénisse » , est juste précédé de « l’encre des savants vaut mieux que le sang des martyrs » emprunté au prophète. impressionnant.

zellige du maroc


thé sucré, reservi aussitôt le verre vidé et reposé,
et visite guidée, qui m’a rappelé la douceur de vivre de mes deux années passées au maroc.


restaurant et hammam

pour la petite histoire, la mosquée de paris, de style hispano-mauresque possède le plus grand minaret de france (silencieux toutefois) et a été construite entre 1922 et 1926 pour rendre hommage aux musulmans ayant servi la france à la grande guerre.


les jardins

le recteur, traditionnellement algérien, ce qui ne plait pas à tout le monde, est chargé de protéger et défendre les musulmans de france et de tisser des liens durables de solidarité, de tolérance et de fraternité avec toutes les religions. il prône un islam intégré, ce qui ne fait pas l’unanimité non plus.


le patio

bref la douceur des jardins est la bienvenue dans un univers pas
toujours serein…

minaret sur le ciel bleu : c'est beau comme la bas !

printemps



bon ça y est le printemps est là. 

il y a bien des facheux esprits pour dire que l'hiver va revenir mais dans les rues les optimistes en manches courtes prennent le dessus sur les frileux en manteaux.

quant à la nature, c'est sûr, elle a gagné : les arbres sont en fleurs ou en feuilles, les fleurs éclosent et les oiseaux chantent (non ce n'est pas une chanson de claude françois, mais ça pourrait)

camélias


magnolias


marronnier ?


kerria japonica (pompons jaunes)

cerisier ?

?


et moi, sur mon petit vélo, cheveux au vent, en sandales et jambes nues et avec mes lunettes de soleil, je me sens presque en vacances.



mercredi 28 mars 2012

je sème à tous vents


misère de misère. c’est comme d’avoir un ami qui vient de se faire placer une prothèse de la hanche : ça rappelle que le temps a passé, pour les autres mais surtout pour nous…
il y a eu l’époque ou on avait des amis qui se mariaient, puis celle où ils baptisaient leurs enfants, enfin celle ou ils divorçaient. et maintenant c’est l’époque des prothèses de la hanche.

misère de misère… et comme si ça n’était pas suffisant pour se situer sur la fresque du temps, l’encyclopaedia britannica vient de disparaître, et avec elle ses 32 volumes et ses 60 kilos, qui existaient depuis 2 siècles et demi. certes elle persiste sur la toile, dans une version bien plus à jour parce qu’actualisée en temps réel. mais bon, c’est la fin d’une époque : celle où on puisait dans les dictionnaires découvertes, savoir, inspiration et même rêve. où on regardait avec curiosité sur la deuxième de couverture du larousse tous les drapeaux alignés, même ceux pas à jour. où on trouvait locutions latines et proverbes dans les pages colorées du milieu. et puis… où on ouvrait une page au hasard et qu’on découvrait un mot nouveau. je sais dans wikipedia on peut cliquer sur « un article au hasard ». n’empêche que cet article ne sent rien, il n’y a pas de papier et on ne peut pas le toucher.

à vrai dire je dois reconnaître que ça fait un bail que je n’ai pas ouvert un dictionnaire. on doit encore en avoir un quelque part, à paris, tout abîmé, genre français-espagnol, qui n’a pourtant jamais servi, et un autre joliment illustré par christian lacroix qui doit bien avoir 20 ans, au fond d’une bibliothèque dans la maison de vendée. peut-être qu'un jour quelqu'un se demandera à quoi ça servait un bouquin pareil et trouvera bizarre de devoir trimballer ces trois kilos de mots alors qu'il en aura bien plus dans sa clé USB au fond de sa poche... bon au moins nous en 2012 on sait encore ce que c'est même si c'est à la rubrique "en voie de disparition" .

enfin, je l’avoue, au risque de passer pour une mamie ou une bolosse comme dit fils cadet, au chapitre des logos et maximes, je préfère « je sème à tout vent » que « google est mon ami »






mardi 27 mars 2012

ffmc



c’est quoi même ?
la fédération française des motard en colère. ça ne s’invente pas.
mais oui, les motards sont en colère et ils sont fédérés.
ça veut dire qu’ils sont tout le temps en colère. et que pour gérer leur colère ils ont besoin d’une fédération nationale qui regroupe toutes les fédérations départementales ou régionales de motards en colère, avec un président, des secrétaires, un trésorier, un porte-parole, tous motards et en colère. en cette période électorale je me demande pourquoi ils n’ont pas, aussi, un motard en colère candidat aux présidentielles.
celui-ci pourrait profiter du temps de parole minuté par le csa pour expliquer sa colère et celle de ses fédérés et surtout expliquer comment il se fait qu’année après année, gouvernement après gouvernement,  ils soient toujours en colère.

tiens ! j’ai une idée, ils devraient s’allier au personnel d’air france. eux aussi, ils sont toujours en colère, année après année, gouvernement après gouvernement. quoiqu’il arrive, à chaque vacances, ils sont en colère et ils le font savoir. d'ailleurs ils seront en colère pour les vacances de pâques, c’est déjà annoncé.

alors compagnon idéal, polka et moi, hier, on était au bois de vincennes et on est revenus en colère. des milliers de motards pétaradaient dans le bois, faisant vombrir leurs moteurs, klaxonnant pour faire bonne mesure et crachant des tonnes de fumée noire polluante et asphyxiante.

les pique-niqueurs champêtres, les jeunes parents venus sortir leur nourrisson au grand air, les personnes âgées venues chauffer leurs vieux os au doux soleil de printemps, les petits jeunes venus conter fleurette à leur doux ou à leur douce, et tous les autres, étaient aussi en colère. 

et si ils se fédéraient contre les bruyants, les pollueurs, les empêcheurs de respirer, les gâcheurs de plaisir ?
sûr que dans cette fédération là ça ferait le plein (de gens en colère)




dimanche 25 mars 2012

la cité plantagenêt


le we de filles de la semaine dernière se passait au mans, ou, plus précisément à marolles-les-braults. ça ne s’invente pas. 2000 habitant, pas grand-chose à faire ni à voir dans le coin, à part un bout de campagne comme il en existe partout en france.


mais c’est tout près du mans, 142 000 habitants, vingtième ville de france. ben je vous garantis que ça ne se voit pas le dimanche après-midi…
en tous cas le vieux mans, qu’on appelle cité plantagenêt parce que c’est là qu’est née la dynastie plantagenêt, avec la naissance de son fondateur, geoffroi, son mariage avec mathilde, héritière du trône d’angleterre, la naissance et le baptême d'henri, futur henri II, roi d'angleterre ; sans oublier la reine bérengère, veuve de richard coeur de lion, oubliée de tous, qui a vécu ses dernières années ici..



le vieux mans, donc est très joli. les maisons à pans de bois (ou colombages) en constituent l’authentique décor. construites tout au long du moyen-âge et de la renaissance, elles ont été pour la plupart fort bien rénovées, c'est-à-dire débarrassées du plâtre qui souvent recouvrait les murs, tout en restant dans leur jus, et ponctuent un petit circuit de rues pavées, très pitoresque. comme en alsace ou en bretagne, ona ainsi, nez au vent, en battant le pavé, l'impression de remonter le temps.








mosaique de pierre

le pillier rouge :  la maison du bourreau

pave d'epoque

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vendredi 23 mars 2012

la photo du vendredi (2)





j'ai découvert cette photo dans un livre sur les américains que j'ai acheté d'occasion aux états-unis dans les années 90, "we americans", et que j'ai gardé précieusement toutes ces années.

j'avais été remuée par le regard perdu de cette mère semblant se demander ce qu'elle allait bien pouvoir donner à manger à ses enfants.

j'ai depuis fait des recherches et appris que la photo, intitulée "mère migrante" avait été prise par dorothea lange vers 1935. initialement spécialisée dans les portraits de la bonne bourgeoisie de san francisco, cette photographe avait ensuite consacré son travail à photographier l'amérique des laissés pour compte, et notamment celle des victimes de la grande dépression, pour témoigner sur la dureté de l'amérique en crise.

dans les yeux de cette femme il y a toute la détresse du monde et sur ses fragiles épaules bien trop de poids pour une seule personne. l'avenir de ses enfants, appuyés sur elle, est sans doute bien sombre. qui sait ce qu'ils sont devenus ?


mercredi 21 mars 2012

et soudain une chanson !


heloise, pauvre petite fille riche, la plus belle fille du monde,  après six jours sur la route, dit "je sais, pourquoi pleurer ? laisse une chance à notre amour ! et même si tu revenais, dans un monde de musique, c’est un départ avec la tête avec le cœur. juste une petite mèche de tes cheveux en attendant. dors petit homme ! à part ça la vie est belle…"

vous vous demandez ce qui me prend à versificoter ? ou vous le savez déjà ?

ben oui, si vous ne faites pas partie des moins de vingt ans, des moins de trente ou même des moins de quarante ans, vous aurez remarqué que ce petit texte ringard est uniquement constitué de titres de claude françois (parmi les centaines qu'il a enregistrés)

difficile d'échapper au film qui vient de sortir et qui retrace la vie - et l'oeuvre - de cloclo, même si, comme moi, vous ne faites pas partie de ses adorateurs (trices) invétérés (es). et pourquoi d'ailleurs chercherait-on à y échapper ? on s'est bien tapé edith piaf, edgar hoover ou margaret thatcher.. bien moins marrants il faut bien le dire (quoique pour le maquillage ça se discute).

donc, nous voilà parties (avec mon amie evelyne) pour un plongeon dans les années 60-70, vous remarquerez que je n'ai pas dit "pour un plongeon dans notre jeunesse", parce que, faut pas déconner, en 60 on n'était pas ou juste nées, et on n'est pas encore vieilles...

enfin bref, paillettes, clodettes, fixettes, pépettes, tout y est sur la vedette. on s'y est revues, enfournant nos 45 tours dans nos mange-disques, avec nos pattes d'eph et nos cols pelle à tarte, les murs de notre chambre couverts de posters. on s'est demandé ce qu'on faisait l'année de sa mort.. on a trouvé (moi, c'était l'année de mon bac), qui étaient les personnages évoqués, et on s'est souvenu qu'à l'époque tout le monde fumait sans vergogne.

mine de rien on connait toutes ses chansons ou presque, et, même si contrairement à ce que j'ai lu ici ou là, jérémie rénier ne danse pas aussi bien que son modèle, il est tout de même très ressemblant physiquement et c'est parfois confondant. reste que la qualité principale du film est de nous remettre en mémoire, outre le personnage, intéressant et à la personnalité complexe, une époque gaie, glamour et fraîche à la fois, insouciante (il n'y avait pas le chômage, pas le sida, pas le politiquement correct, et où, les fumeurs ne me pardonneraient pas de l'oublier, on pouvait encore enfumer les autres sans être montré du doigt ou relégué dans la rue).

bref, si tout n'était pas forcément mieux qu'aujourd'hui, c'était quand même plus léger, et ça se reflète dans les chansons de l'époque, en tous cas celles de claude françois où le thème principal, voire unique, était l'amour, avec quelques digressions saugrenues, les petits oiseaux, la météo ou les jouets de noel...



allez, tous avec moi : belles, belles, belles, comme le jour... belles belles, belles, comme l'amour !


 

lundi 19 mars 2012

si j’avais un marteau


et toc si vous pensiez que j’allais vous parler de cloclo, c’est raté, enfin pour l’instant. c’est peut-être d’ailleurs une question d’association d’idée, tout ça.

récemment m’est revenu, qu’il y a quelques années, alors que je cohabitais avec mes ex-beaux-parents chez eux,  j’avais été réveillée, dès potron-minet par de violents coups de marteau. je m’étais alors précipitée hors du lit pour trouver mon ex-belle-mère dans la cuisine, aux prises avec un… bout de viande, qu’elle cognait de toutes ses forces. 

comme je n’avais jamais vu ça, elle m’expliqua que c’était la seule façon d'obtenir de la viande tendre... et c’est un fait, je n’ai jamais mangé d’escalopes de veau aussi tendres que chez elle. elle en faisait d’ailleurs des quantités extravagantes et il fallait quasiment se fâcher pour pouvoir se limiter à 2 ou 3 escalopes par personne, ce qui était déjà pas mal. en deça c’eût été un véritable casus belli (ce que je ne cherchais pas particulièrement).

je n’ai jamais moi-même usé du marteau pour taper de la viande mais je sais qu’on trouve de ces marteaux dans le commerce et que cette méthode est très répandue notamment en europe de l’est. réminiscence du temps où on n’y trouvait pas de bonne viande ?



bon allez, promis, je vais finir par vous en parler de cloclo...



dimanche 18 mars 2012

un week end de filles

c'est quoi ?

c'est un moment d'intimité et de sincérite, où on se parle sans fard, juste avec le coeur.

où on dit des choses qu'on ne dit à personne d'autre,

où on rit, de tout et de rien, même bêtement.

où on oublie son foutu régime sans culpabilité, et le temps qui passe sans regret.

où on peut se répéter sans se faire couper la parole par un "tu me l'as déjà dit" condescendant ou moqueur,

où on peut aller voir cloclo et brailler "alexandrie alexandra" tout le week end sans être taxée de bolosse has been.

c'est un moment de bonheur, tout simplement, qu'on devrait toutes s'offrir de temps en temps, parce qu'on le vaut bien...




vendredi 16 mars 2012

la photo du vendredi

j'inaugure aujourd'hui une série de billets que j'ai envie de consacrer aux photos que j'aime.

non rassurez-vous c'est pas la séance "retour de vacances' qui barbe tout le monde à la veillée avec les 12 photos de la même pierre d'un temple antique égyptien (ou grec) photographiée sous tous les angles ou les vacances de tutti la famiglia.

non, des photos publiées, certaines connues d'autres moins, qu'au fil des années j'ai découvert dans la presse ou ailleurs et qui composent aujourd'hui la galerie de mes photos préférées. je n'ai pas de connaissance particulière en photographie, c'est 100 pour 100 de subjectif !

et comme toujours votre avis m'intéresse.

à tout seigneur tout honneur, celle-la vous la connaissez bien.

en noir et blanc, un regard plein de candeur, les pieds nus, c'est pour moi une photo émouvante et l'une des plus belles de marylin.


jeudi 15 mars 2012

haricots verts


un jeune homme de 24 ans, habitant d'annemasse en haute-savoie, a trouvé mardi midi une tête de souris dans une boîte de haricots verts en conserve. il a fait cette découverte alors qu'il préparait son déjeuner et qu’il finissait la boîte entamée la veille. 

enfin une bonne raison de préférer les pâtes aux légumes verts ! 



mercredi 14 mars 2012

mardi 13 mars 2012

le losserand


l'immeuble le losserand, dans le quatorzième arrondissement de paris, à deux pas de chez leptitlu, appartenait autrefois à EDF. c’est aujourd’hui un hôtel industriel habritant une pépinière d’entreprises innovantes. 

le bâtiment, vaste hangar construit dans les années 20, était à l’abandon et a fait l’objet récemment d’une audacieuse réhabilitation alliant la tradition à la modernité.

l’architecte français emmanuel saadi a concu pour ce bâtiment une « peau photovoltaïque ». tout en conservant la pierre meulière et les arcades d’origine et la céramique au nom de la « compagnie parisienne de distribution d’électricité ».

les doubles vitrages de trois des façades incluent 45000 cellules polycristallines fabriquées par photowatt, entreprise française aujourd’hui en difficulté. la disposition de ces cellules rappelle la meulière dont le relief a été scanné et pixellisé. elles ont pour fonction de filtrer le soleil tout en produisant de l’électricité, ce qu’elles font à hauteur de 80000 kilowatt heures. vu de l’exterieur, elles réfléchissent le soleil dans toutes les variations de bleus. 

dans le même ordre d'idée, outre la production d’électricité, rachetée par EDF, le drainage des sanitaires et l’arrosage de la terrasse plantée de lavande, sont assurés par la récupération des eaux pluviales.

garder l’aspect historique d’un bâtiment en intégrant une technologie de pointe pour un véritable développement durable, voilà une idée qui me paraît moderne ! 



lundi 12 mars 2012

modeste


modeste : adjectif (latin modestus, de modus, mesure)

définitions (le larousse)

- qui est peu exigeant, qui est éloigné de ce qui est exagéré : employé modeste dans ses prétentions.
- qui est retenu, réservé, pudique : un air modeste.
- qui est modéré dans l'appréciation de soi-même, exempt d'orgueil, de vanité : un homme modeste qui ne cherche pas à se mettre en avant.
- qui a peu d'importance, ou à quoi on attribue peu d'importance : acceptez ce modeste présent.
- qui dénote une absence de richesse, d'éclat, de luxe ; qui a ces conditions de vie : un appartement modeste. il est issu d'un milieu modeste.

exemples :

carla bruni, sur la fête au fouquet’s  
- oh, nicolas et moi sommes des gens modestes !

jack lang, sur son appartement parisien :
- ce n’est qu’un modeste appartement de 165 m2 acheté place des vosges quand elle n’était pas encore aussi cotée (2.7 millions de francs en 1984, ndlr).

c'est tout de suite plus clair quand il y a des exemples, non ?



dimanche 11 mars 2012

rêves marins, crêpes marines


leptitlu a la dent dure. je suis rarement contente à la sortie d'un restau, y a presque toujours quelque chose qui a cloché : service désinvolte ou carrément désagréable, attente exagérée, plats médiocres, portions lilliputiennes, courant d'air frigorifiant, etc.. aussi, quand ce n'est pas le cas j'ai envie de sauter au plafond, crier mon bonheur et d'en faire profiter tout le monde.

bref, samedi, petite journée à nantes pour affaires, pour leptitlu et compagnon idéal. passage prémédité à rêves marins, crêpes marines, crêperie gastrononique dans l'ombre de la cathédrale.  ce petit restau nous avait ravi les papilles quand nous l'avions découvert il y a quelques années.

sur la carte de benjamin, rien de banal, mais des crêpes et galettes inventives, surprenantes, rafinées et copieuses.  aujourdh'ui on a raté la nouveauté, la galette aux couteaux de bretagne et persillade, qui était surement délicieuse, parce qu'on avait trop envie de reprendre celle au homard, tomates confites et basilic, qui, je le confirme, est toujours aussi savoureuse.

puis, parce qu'on ne résiste pas, crêpe au caramel au beurre salé au petit lu (compagnon idéal adore) et banane fruit de la passion en aumonière de chocolat. hmmmm. mais on aurait pu tout aussi bien choisir la corne d'abondance (débordante de fruits rouges) ou la citron meringuée qu'on a toujours du mal à finir...

bref c'est que du bonheur.


le coca local : le breizh cola

galette au homard, tomates confites et basilic

la classique bolée de cidre

benjamin et clémence

juste à côté, la cathédrale

et de l'autre côté de la place, la maison
la plus étroite de nantes

il parait qu'ici aussi la crise se fait sentir. si vous passez par là n'hésitez pas à pousser la porte ou a vous installer en terrasse aux beaux jours, vous serez enchantés, foi de ptitlu, et en plus les prix sont doux, doux, doux, et le service de clémence sympa et efficace.

samedi 10 mars 2012

crotte de bique et bonbon noir


je l'aime bien cette expression. madame mère et ses copines, qui ont un langage bien plus châtié que le mien, l'emploient souvent, avec d'autres toutes aussi imagées.
ça vient d'une contine, que je n'ai, pour ma part, jamais entendue. je l'ai retrouvée par la magie d'internet. je vous la livre, mais bien sûr sans musique.
Crotte de bique et Bonbon noir
Se battaient sur un trottoir
Pour un vieux chapeau tout noir
Crotte de bique avait raison
Bonbon noir ira en prison !!!

à part savoir que ça vient d'une contine, on n'est pas plus avancés... 
qui sont crotte de bique et bonbon noir ? et à qui est ce chapeau pour lequel ils se battent sur le trottoir ?
et pourquoi crotte de bique avait-il raison ?
et pourquoi bonbon noir irait-il en prison ?

si vous avez la réponse, je suis preneuse.





jeudi 8 mars 2012

indienne

 
l'autre jour, après être passée rue barbet de jouy (cf. la pagode, billet publié en février 2012), je suis allée voir sur internet d'ou venait ce nom. je suis tombée sur la toile de jouy, et j'ai deroulé le fil... voila ce que ca donne..

indienne : étoffe de coton peinte ou imprimée, qui se faisait primitivement en inde.

c’est en inde au deuxième millénaire avant jesus-christ que l’impression du tissu, soit la décoration par application d’un outil chargé de matière colorante sur un support textile, fut inventée.

et c’est aux portugais qu’on doit l’introduction eu europe des premières étoffes imprimées, appelées « les indiennes » à la fin du seizième siècle. très vite interdites, par mesure de protectionnisme commercial, importation et utilisation furent par la suite légalisées non sans avoir donné lieu à une filière de fabrication, notamment à mulhouse.

près de paris, c’est à jouy-en-josas que furent fabriquées les indiennes dès 1760 et cette manufacture se spécialisa très vite dans l’impression de scènes bucoliques, des scènes de vie campagnardes, avec des personnages et des animaux, dans des tons rouges et violets dus à l’utilisation d’une plante riche en pigments, la garance. en 1806 elle était la plus importante d’europe mais ferma ses portes en 1843.

aujourd’hui encore on fabrique de la toile de jouy pour l’ameublement, mais de façon mécanisée, avec des colorants synthétiques et d’autres nuances plus contemporaines. à jouy-en-josas peut toujours être visité le musée de la toile de jouy.










pour revenir au début du fil que je viens de dérouler pour vous, c'est le sieur jacques-juste barbet qui racheta en 1821 la manufacture de jouy-en-josas et se fit ensuite appeler barbet de jouy. après la fermeture de la manufacture il changea de métier : il fut consul de france à l'ile maurice et à brême.

mercredi 7 mars 2012

happy holi


à mes amis indiens et français qui vont en profiter le 8 mars.

l'an dernier nous étions en inde et nous nous étions bien amusés.

séquence nostalgie...



compagnon idéal aux prises avec son frère



fils cadet



moment de fraternité avec des inconnus


pour en savoir plus sur cette fête traditionnelle très populaire, vous pouvez lire le billet que j'avais écrit alors : bura na mano, holi hai (21 mars 2011).



mardi 6 mars 2012

je ne suis candidate à rien

pourtant je suis allée dimanche, moi aussi, comme nos candidats à la présidentielle, mais pas à 5 heures du mat, arpenter les allées du salon de l'agriculture pour ne pas dire tater le cul des vaches.

fils cadet m'accompagnait (compagnon idéal n'a aucune inclination pour les choses de la campagne), et nous n'étions pas tous seuls pour ce dernier jour de l'édition 2012.

mille choses étaient intéressantes au premier rang desquelles bien sur les bêtes, et notamment les vaches, belles et bichonnées, dixit l'un des éleveurs, comme des miss france. les miss france apprecieront.

nous avons donc vu des vaches et taureaux, plus précisement (je ne résiste pas à cet inventaire à la prévert) des jersiaise, charolaise, rouge des prés, blonde d'aquitaine, limousine, normande, prim holstein, tarentaise, bleu du nord, pie rouge des plaines, vosgienne, bretonne pie noire, maraîchine, brune, parthenaise, gasconne, blanc bleu, bazadaise. qu'on me pardonne si je me trompe en les nommant : au profane bien que différentes elles se ressemblent toutes...


blonde d'aquitaine

celle là est impertinente...





prim-holstein, maigre comme un clou : elle ne fait pas de gras, juste du lait

maraichine








gasconne

blanc bleu


toute frisée


salers



la plus belle, pour moi, c'est la vosgienne. mouchetée noire et blanche avec une 
bande blanche qui s'étend de la nuque à la queue


sans parler des moutons, cochons et autres ânes.














et les chevaux, dont ce percheron qui appartient à mohammed VI, roi du maroc




et même des poussins en train d'éclore



c'était bucolique, intéressant, instructif, odorant, attendrissant, amusant, et... savoureux (grâce à la charcuterie et aux fromages du terroir)