mercredi 26 mars 2014

her

encore un film de science fiction hier soir, mais d'un autre genre.

her raconte un monde dans lequel un système d'exploitation (SE pour les intimes, ou encore samantha) peut remplacer une secrétaire, un ami ou un amour. dans ce monde là on peut faire affaire avec une entreprise qui écrit des lettres à notre place, être en grande conversation dans la rue avec son smartphone, se faire traiter de con par un héros de jeu vidéo qui prend possession de notre salon ou tomber amoureux d'une personne dématérialisée.  

 
 
cette personne est d'abord neutre mais très vite elle évolue et se nourrit des besoins de l'utilisateur, qu'elle perçoit au travers de sa voix, de ses hésitations, de ses réactions, se rapprochant ainsi au fil du temps passé ensemble d'une personne, avec des sentiments, de l'impatience, des hésitations, jusqu'à tomber amoureuse, même si c'est de 641 personnes à la fois (sur les 8000 avec lesquels elle entretient une relation simultanément).

l'illusion est d'abord parfaite, mais finalement on s'aperçoit que plus le système d'exploitation est développé, plus l'intelligence artificielle est sophistiquée, plus la ressemblance avec une vraie relation, y compris lorsqu'elle est difficile, est importante.
 
c'est plutôt un film pessimiste qui dit que la solitude, l'incommunicabilité, l'asociabilité sont avant tout une affaire entre soi et soi et ne seront jamais réglées par une machine, aussi sophistiquée soit-elle. 

cqfd

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