dimanche 30 mars 2014

rebondir

il y a des mots à la mode, des phrases à la mode. pendant quelques temps, on n'entend que ça, en s'en repaît, on les déforme, on les repète, on les lance, on les rattrape et les relance, on les met à tous les temps et à toutes les sauces, jusqu'à la nausée (je vous épargne la version latine). je vous en avais déjà parlé là.
et voilà que ça me reprend. celui qui m'énerve en ce moment c'est "rebondir". pas une réunion, pas un débat sans qu'il y ait quelqu'un qui rebondisse. 
"je rebondis sur cette réponse", "j'en profite pour rebondir". je "rebondis" pas ci, "je rebondis" par là... tout le monde rebondit.
c'est fatigant à la fin, non ?


samedi 29 mars 2014

le salon du livre

vus au salon du livre à paris cette semaine, en train de dédicacer leurs livres :
- arnaud montebourg, ministre du redressement productif, 
- christiane taubira, ministre de la justice, 
- lionel jospin, ancien premier ministre, ancien candidat aux élections présidentielles, 
- ségolène royal, ancienne ministre, ancienne candidate aux élections présidentielles, 
- cécilia attias, ancienne fugitive première dame.
- la fouine, rappeur

une question bête : y a-t-il encore des vrais écrivains au salon du livre ???


vendredi 28 mars 2014

duck race

hier je suis allée acheter deux canards. un pour compagnon idéal et un pour moi. 

le 26 avril en effet aura lieu la course de canards, moment fort de la vie mondaine dans le petit pays.

il s'agit (sur le modèle de ce qui existe déjà en grand bretagne) d'une course de canards sur une rivière du centre ville dont le tracé devrait mettre à l'épreuve la flottabilité et la rapidité des canards les plus intrépides. 

 
 
on achète donc les canard qui prendront le départ le jour dit au milieu de milliers de congénères. 

 

on aura eu en tout et pour tout une demi heure pour enrôler, entraîner et coacher nos champions dont les plus valeureux devront passer les sélections lors des deux premières manches avant de disputer la finale. 

 
à l'issue de cette ultime bataille, les canards qui auront fait preuve de suffisamment de bravoure pour passer en tête la ligne d'arrivée feront gagner de nombreux lots à leurs parrains. finalement c'est comme the voice. sauf que là ce sont des canards. et je vous rassure, ce sont des canards en plastique... 

mais franchement on a trop hâte. et on ne pense qu'à ça... rendez-vous le 26 avril pour les photos live...


ça s'passe com'ça au luxembourg !

jeudi 27 mars 2014

presse mag

leptitlu est depuis toujours un grand lecteur de magazines. une grande lectrice devrais-je dire, parce que ce sont surtout les femmes qui lisent des magazines, on dirait.
petit rappel en cliquant sur le lien... j'ai dû commencer par  pif gadget

 

puis, question de génération, j'ai jeté un oeil sur salut les copains. furtif, l'oeil, parce que c'était surtout soeur ainée qui le lisait et que c'était presque la fin. 

 
puis j'ai embrayé sur 15 ans. je me souviens encore d'une histoire romantique autour du lac maracaibo et ça me faisait rêver (aujourd'hui le lac est hérissé  de plate-formes pétrolières). mais pas de photo parce que tout le monde l'a oublié celui là...
ensuite je suis passée à mademoiselle âge tendre, 

 

puis à 20 ans. (normal, j'avais 20 ans)



ensuite, trentenaire, j'ai eu ma période cosmo, du temps ou catherine pancol et tina kieffer, trentenaires elles aussi, y officiaient, percutantes. un magazine super impertinent qui informait (et militait) tout en faisait rire. rien à voir avec le cosmo de maintenant, beaucoup plus commercial et consumériste et pas le même public cible.
j'ai adoré ce cosmo là !

 
j'ai aussi lu marie-claire et marie-france, un peu trop sérieux, puis elle (que je lis toujours presque chaque semaine).

mais un nouveau venu a fait son apparition avec succès selon moi, c'est vanity fair. positionné sur le féminin haut de gamme, un poil madame figaro (très da-dame, que je lis aussi), un poil culture, un poil investigation, un autre poil vogue (je sais ça fait beaucoup de poils) sans oublier la publicité très belle mais omniprésente. un bon équilibre,  j'aime bien.

ça ne m'empêche pas de lire régulièrement l'express, le point, paris match. j'ai essayé de convertir compagnon idéal à GQ, que je trouve très bien, mais sans succès du coup il m'arrive de le lire moi même dans mon coin. c'est pour les mecs mais c'est bien fait et intéressant aussi pour les femmes.


bref j'y passe beaucoup de temps, surtout le week-end. faut bien s'occuper quand on n'a pas la télé...

elle est pas belle la vie ?

mercredi 26 mars 2014

her

encore un film de science fiction hier soir, mais d'un autre genre.

her raconte un monde dans lequel un système d'exploitation (SE pour les intimes, ou encore samantha) peut remplacer une secrétaire, un ami ou un amour. dans ce monde là on peut faire affaire avec une entreprise qui écrit des lettres à notre place, être en grande conversation dans la rue avec son smartphone, se faire traiter de con par un héros de jeu vidéo qui prend possession de notre salon ou tomber amoureux d'une personne dématérialisée.  

 
 
cette personne est d'abord neutre mais très vite elle évolue et se nourrit des besoins de l'utilisateur, qu'elle perçoit au travers de sa voix, de ses hésitations, de ses réactions, se rapprochant ainsi au fil du temps passé ensemble d'une personne, avec des sentiments, de l'impatience, des hésitations, jusqu'à tomber amoureuse, même si c'est de 641 personnes à la fois (sur les 8000 avec lesquels elle entretient une relation simultanément).

l'illusion est d'abord parfaite, mais finalement on s'aperçoit que plus le système d'exploitation est développé, plus l'intelligence artificielle est sophistiquée, plus la ressemblance avec une vraie relation, y compris lorsqu'elle est difficile, est importante.
 
c'est plutôt un film pessimiste qui dit que la solitude, l'incommunicabilité, l'asociabilité sont avant tout une affaire entre soi et soi et ne seront jamais réglées par une machine, aussi sophistiquée soit-elle. 

cqfd

lundi 24 mars 2014

cabosse

d'un lointain voyage nadine m'a rapporté une cabosse de cacao. ça ressemble à ça..



pour ceux qui pensent que le chocolat pousse chez nestlé en suisse et déjà dans du papier d'argent (comme dit madame mère) et bien pas du tout. il est fabriqué à partir des fèves qui se trouvent dans la cabosse, elle-même, fruit du cacaoyer, arbre originaire du mexique, qui pousse aujourd'hui en afrique, en amérique et en asie. 
cet arbre d'une dizaine de mètres s'épanouit à l'ombre. il pousse donc près de grands arbres naturellement en place ou plantés par l'homme pour le protéger du soleil.
chaque arbre produit environ 80 cabosses par an. à maturité, soit 6 mois, la cabosse pèse entre 300 et 500 grammes et contient entre 16 et 60 fèves.
les fèves sont mises à fermenter puis à sécher, elles sont ensuite torréfiées, mondées, concassées, pour séparer la coque du grain. à ce stade on peut déjà en faire des éclats de cacao. le "grué" ainsi obtenu est enfin broyé pour en faire du beurre de cacao et le cacao lui même. 
en guadeloupe on cultive le cacao criollo, le plus fin et le plus rare, depuis le 17ème siècle. 

... enfin j'ai d'abord pris ça pour une cabosse. mais en l'ouvrant, surprise, surprise c'était du cacao brut...




dimanche 23 mars 2014

feuilleton vs série

compagnon idéal et moi nous sommes entichés de deux séries ces derniers temps : game of thrones et house of cards

 

                 


chacune dans son genre est passionnante. mais là n'est pas mon propos. 
à chaque fois qu'on aborde le sujet, je parle de feuilleton. et je me fais le même effet que celui que madame mère me fait quand elle parle du papier d'argent autour du chocolat... un dinosaure.
aujourdhui, il n'y a plus de feuilletons, il y a des séries.
mais quelle est la différence ?
un feuilleton, dans l'audiovisuel, nous dit wikipedia, est une émission dramatique, divisée en épisodes de même durée dont chacun est la suite du précédent, et qui présente des personnages récurrents.
quant à la série, nous dit toujours wikipedia, c'est une œuvre de fiction qui se déroule en plusieurs parties d'une durée généralement équivalente, appelées "épisodes".
mouais, on connaît tous des exceptions...

mais les séries c'est plus que ça... il y a aussi des séries-feuilleton, sans parler des anthologies, des soap opera, des  mini-séries, des sitcom et des shortcom. ou encore les télénovelas et les sagas. et une fois qu'on a retenu et différencié tout ça, il faut ensuite se pencher sur des bizarreries : les prequels, les pilotes, les cliffhanger, les twist, les cross-over,  les spin-off.

ah.. ma sorcière bien aimée, 

 

les arpents verts, 

 

belle et sébastien

 

 ...c'était tellement plus simple ! pas de binge watching, pas de prequel, pas de spin off...

je crois que je vais prendre une aspirine...

12 octobre 2025

L e 12 octobre 2025 a mis fin à  plus de 40 ans de vie professionnelle que j'ai trouvée passionnante. J'aurais pu continuer un peu à...