dimanche 9 avril 2017

au pays de la reine de saba (4)

lucy... non pas celle dans le ciel avec des diamants (dont elle tient pourtant son nom) ni celle de scarlett johansson. 
la vraie, l'unique, l'aïeule, dinqnesh comme les éthiopiens l'appellent depuis sa découverte en 1974.


je vous l'accorde elle n'est pas au mieux de sa forme et pas non plus mise en valeur par le musée national d'éthiopie. yves coppens, le pauvre, serait fort marri.

le pedigree complet de lucy est le suivant : ordre des primates, famille des hominidés, du genre australopithécus afarensis. 

lucy était une jeune femme adulte, mesurant entre 1.10m et 1.20m, et pesant environ 25 kg, bipède, partiellement arboricole, c'est à dire qu'elle grimpait aux arbres, ce dont attestent les 52 ossements retrouvés et la façon dont ils s'assemblent entre eux. elle serait morte en tombant d'un arbre, justement, d'au moins 12 mètres de haut.

enfin, il y a 8 millions d'années c'était pas beaucoup moins dangereux qu'aujourd'hui... cqfd

samedi 8 avril 2017

au pays de la reine de saba (3)

que les historiens me pardonnent si je fais des raccourcis mais l'histoire de l'éthiopie doit rentrer, coûte que coûte dans un post.
l'éthiopie "moderne" fut fondée par ménélik II. c'était un nomade et il avait établi son campement sur une des collines de la région d'addis abeba (qui n'existait pas) quand il décida de s'installer pour de bon sur le mont entoto, poussé par sa femme la reine taitu. 





il construisit également une église qu'on peu toujours visiter, de même que son palais, et ses vassaux s'établirent à leur tour sur les collines avoisinnantes.

l'église ou sa version rénovée


 une pièce de réception de son palais (dans son jus le palais)

j'aime bien les patères en corne de buffles

puis vint, en 1930, le négus, hailé selassié, de la même dynastie que ménélik. 


menacé et malmené pendant l'occupation italienne (de 36 à 41) il fut chassé du trône en 74 par un colonel communiste, mengistu, qui fut lui même chassé du pouvoir en 91 et coule depuis, des jours heureux au zimbabwé.



meles zenawi, premier ministre, tint ensuite le pays d'une main de fer et ce jusqu'en 2012, date de sa mort en belgique.


pendant tout ce temps là et avant, les troubles intérieurs ou les guerres avec l'érythrée ou la somalie ont assuré au peuple une misère et des famines terribles, dont je vous épargne les photos.

enfin, depuis octobre 2016, l'état d'urgence est décrété en éthiopie.

bref l'histoire moderne de l'éthiopie n'est pas un long fleuve tranquille.. c'est le mojns qu'on puisse dire.

mais avant comment c'était ? non pas au temps de la reine de saba, encore avant, du temps de... lucy ?

vendredi 7 avril 2017

au pays de la reine de saba (2)

la reine de saba, femme très belle, intelligente et libre régnait autrefois sur un royaume qui recouvrait l'éthiopie, l'érythrée et le yemen. 
c'est en tous cas ce que racontent le coran et la bible. la torah est moins sûre, les coptes en sont certains. de toute façon il n'y a pas de preuves irréfutables de son existence. on a bien trouvé des vestiges architecturaux dans le coin mais bon...

mais c'est une belle histoire surtout lorsqu'elle se teinte d'amour après sa rencontre avec le roi salomon, juif de jérusalem, subjugué par sa beauté et auquel elle aurait donné un fils, ménélik

ménélik donnera son nom à plusieurs souverains éthiopiens, je vous en reparlerai, et à partir de cette histoire on comprend également quelques chose : avant d'être coptes, les éthiopiens étaient juifs, d'où les falashas, juifs d'éthiopie ayant gagné israël dans les années 80-90.

jeudi 6 avril 2017

au pays de la reine de saba

en mission quelques jours en éthiopie fin mars je me suis aperçue que je ne connaissais absolument rien de ce pays ni d'ailleurs de cette région. j'ai même récemment découvert qu'il y avait un somaliland dans le coin dont je n'avais jamais entendu parler (je sais c'est nul)


bref pour ne pas rester ignare, je me suis documentée et je vais vous faire partager mes découvertes.

commençons pas des généralités, et je détaillerai dans les jours à venir.

les éthiopiens ont leur alphabet, leurs nombres et même leur calendrier, qui ne sont pas les mêmes que les nôtres



ils produisent du café, un arabica, 
qui serait le meilleur du monde

ils sont orthodoxes

ils ont un joli artisanat


ils ont longtemps été un peuple frère de cuba

et enfin ils sont près de 95 millions d'habitants


voici quelques infos, entre autres, sur lesquelles je reviendrai au fil des jours.

mercredi 29 mars 2017

vocabulaire : déréliction, kezako ?

j'aime bien découvrir et faire partager des mots difficiles, rares, bizarres, rigolos, exotiques ou évocateurs.

aujourd'hui j'ai choisi "déréliction". du latin derelictio, qui veut dire abandon

bon... mais encore. c'est un nom féminin (évidemment).

théologie :  épreuve de la vie mystique dans laquelle le fidèle a le sentiment d'avoir perdu la grâce, d'être dédaigné pour l'éternité. 

littéraire : sentiment d'abandon, d'isolement et de solitude morale.

 

explication. ce qu'on pourrait ressentir seul sur une île déserte après un naufrage, le sentiment que personne ne viendra nous chercher et qu'on n'existe plus pour personne.

comment le replacer dans une conversation ? exemple. "un silence mortel accompagne la déréliction à perte de vue" (yasmina khadra dans Les hirondelles de Kaboul). 

à ne pas placer trop souvent parce que, évidemment, ça plombe l'ambiance...

samedi 25 mars 2017

allah n'est pas obligé



birahima est un petit garçon d’une dizaine d’années soudain orphelin qui se retrouve un temps dans la rue livré à lui-même, puis est embarqué dans un voyage qui le mène au libéria, où il recherche sa tante. 

avec le grigriman qui l'accompagne, il est alors emporté par la tourmente de la guerre civile et trouve dans l’enrôlement en tant qu’enfant soldat, l’assurance de manger à sa faim et d’être intégré à une structure. 
il mange à sa faim et se trouve une famille, certes, mais en contrepartie il côtoie la mort, tue, pille, dépèce et se drogue aussi. il est témoin, et victime,  de la corruption qui gangrène le pays, de la duplicité de ses dirigeants, de l’absurdité des guerres qu’ils se livrent et de l’inutilité des organisations internationales.

birahima parle dans son langage à lui, qui est celui d’un enfant qui n’est allé à l’école que jusqu’en CE2, mélange le français et les mots malinkés, les gros mots surtout dont il ponctue toutes ses phrases. faforo ! (sexe de mon père !) ou gnamokodé (bâtardise !). il possède 3 dictionnaires et en tire lui-même l’explication de certains des mots qu’il emploie, au fil de ses phrases, et l’explication  est souvent cocasse

un peu ardu au départ parce que le langage est tarabiscoté, on rentre vite dans l’histoire de Birahima, et on sourit parfois de ses analyses. on apprend pas mal de choses aussi sur cette région et les conflits qui la ravagent. ahmadou kourouma, écrivain ivoirien, la connaît bien. il nous fait partager sa perplexité au travers des mots et de l’expérience de cet enfant et en tire un récit picaresque. 
gnamokodé (bâtardise !)

vendredi 24 mars 2017

mon Elle

je suis abonnée à Elle depuis des années mais ça ne m'empêche pas d'être critique, à l'occasion : on ne se refait pas.
il m'arrive de trouver les pages modes affreuses, comme là
ou là
mais cette semaine j'ai trouvé une double page très jolie. 


ça m'a donné envie de faire les boutiques. ce que je ferai... en juillet (ici il n'y a rien de rien) 



12 octobre 2025

L e 12 octobre 2025 a mis fin à  plus de 40 ans de vie professionnelle que j'ai trouvée passionnante. J'aurais pu continuer un peu à...