jeudi 6 septembre 2012

sous les pavés la plage

j'ai vainement cherché la plage à paris (quoique..), en revanche j'ai bien vu, et je pratique depuis un an déjà, quotidiennement, les pavés.

sans aller jusqu'à évoquer l'enfer du nord cher au coeur des amateurs de sport cycliste, il faut bien dire que c'est assez malcommode pour circuler. en voiture c'est très bruyant, en vélo c'est très inconfortable et à pied mieux vaut chausser des chaussures à talons plats que des chaussures à talons aiguilles. à vrai dire, on voit quelque fois des intrépides circuler sur les pavés avec des talons de 10 cm, mais à mon avis ça tient du sport extrême et je ne m'y risquerais pas...


une petite recherche nous apprend que ces pavés sont des cubes de 15 cm de côté, en granit ou en grès ; que les plus anciens, beaucoup plus gros, ont été posés en 1185 sous Philippe II, sur deux rues d'abord entourant son château (l'odeur de la boue soulevée par les attelages dérangeait ses délicates et royales narines), puis progressivement étendus aux autre rues de la capitale.
puis un jour, vers la fin du 19ème siècle, les trouvant trop bruyants et inconfortables, on eut l'idée de les remplacer par des pavés en bois, plus lisses, moins bruyants. c'est ainsi que les champs élysées, la rue royale, la place de l'opéra, les grands boulevards furent débarrassés des pavés de pierre au profit des pavés de bois. malheureusement ceux-ci se révélèrent à la longue glissants, insalubres, pourrissant rapidement en dégageant de mauvaises odeurs et favorisant le développement de la vermine et des microbes.

  

c'est début 1900 qu'on cessa définitivement l'usage des pavés, de bois ou de pierre. le macadam, le bitume et l'asphalte étaient arrivés, mais ceci est une autre histoire.

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