mercredi 28 décembre 2011

le commerce doit il être une vocation ?


non ce n'est pas le sujet de philosophie de la dernière édition du baccalaureat, mais une question terre à terre qu'on se pose bien plus souvent qu'une fois par an, quand on vit en france.

à vrai dire, on se la pose presqu'à chaque fois qu'on passe la porte d'un magasin que ce soit de bouffe, de fringues ou de bouquins, d'une papeterie, ou même d'un salon de beauté. on a souvent l'impression de déranger, et on s'excuserait presque de vouloir dépenser nos sous.

les francais sont habitués à cela, tout comme à l'impolitesse des chauffeurs de taxi, ou à la désinvolture des serveurs de restaurant, et ne le remarquent même plus, ou s'en accomodent, mais les touristes en sont toujours effarés. cette particularité était citée l'été dernier par les étrangers en visite à paris et auxquels on demandait leur avis au travers d'un sondage. une amie italienne, installée depuis 10 ans en france m'en faisait également la remarque récemment.

il faut avoir vécu à l'étranger pour savoir que ça peut être différent. compagnon idéal tombera encore de sa chaise quand il me lira, mais au canada ou aux états-unis, il ne viendrait à l'idée d'aucun employé de commerce de saluer un client potentiel par un "on ferme dans 10 minutes", revêche qui lui ferait aussitot tourner les talons. de la même manière dans ces pays on peut choisir librement la table à laquelle on a envie de s'installer pour diner au restaurant, ce qui est rarement le cas en france. enfin on trouve tout à fait normal d'échanger quelque chose de défectueux ou qui ne convient pas sans faire de difficulté au client insatisfait. ce dernier point a tendance à changer quand même, il faut le souligner.

sur les deux premiers en revanche, pas d'amélioration à signaler. je suis toujours étonnée d'entendre les récriminations des commercants, des chauffeurs de taxi ou des restaurateurs sur les conséquences de la crise sur leur chiffre d'affaire. je n'entends jamais rien en revanche sur la façon dont on accueille les clients ni sur la qualité du service qu'on leur offre.

il y a, à deux pas de chez nous, un bar restaurant ou on a bien dû aller 10 fois depuis notre arrivée : on y est toujours accueillis et servis gentiment. dans d'autres en revanche nous ne mettrons plus jamais les pieds.

un client satisfait est un client qui revient. c'est une vérité qui devrait être longuement méditée. le commerce n'est pas, pour tout le monde, une vocation, mais il requiert un certain nombre d'aptitudes. si on en est dépourvu, mieux vaut faire autre chose.

vendeuse en embuscade


3 commentaires:

  1. Je reconnais moi aussi que lorsque je me rends chez un commerçant en France, me sens, malheureusement, souvent morveuse de demander un service qui m'est pourtant dû.
    Puisque nous sommes dans les comparaisons, nous sommes étonnamment bien lotis par rapport aux Australiens où ils embauchent souvent des jeunes de 14 ans (âge légal pour exercer des petits boulots là-bas) qui n'ont aucune expérience, te reçoivent de manière gauche (comme des gamins, quoi !) et qui surtout sont systématiquement incapables de te renseigner. Finalement, si tu veux acheter un article ou un service, plutôt onéreux dans ce pays, tu repars, non pas morveuse, mais frustrée, car souvent bredouille.

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  2. Pour ma part, je n'ai vécu qu'en France et pourtant je suis comme vous, toujours aussi effarée du "service rendu" par les commerçant et cela sans avoir à les comparer à d'autres pratiques, simplement parce que je les trouve inadmissibles. Profit et rentabilité sont les seuls maîtres mots, société de consommation oblige, un client de perdu, dix de retrouvés et peu importe ce que vous en pensez. Enfin, moi je connais au moins un commerçant qui n'a qu'un soucis en tête, celui du satisfaire ses clients. Si, si, ça existe encore!

    Evelyne

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  3. Tout cela est tristement vrai, mais on rencontre parfois un être humain, un seul, qui vous fait instantanément oublier les hordes de gougnafiers. Je remarque que souvent les bons sont bons "au carré" C'est la parabole du bon pasteur souvent mal comprise, le bon pasteur est bon dans son métier il sait gérer son troupeau soigner ses brebis, sa maîtrise sa bontitude "envahit" sa vie au point de le rendre bon. Bonté et bontitude vous avez 3 heures.

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